Le chien noir en équilibre sur la nuit
Me regarde…
Il est partout où je vais.
Les poings en sang tout au fond de mes poches,
Les dents serrées, cassées,
Je rumine mon abjection comme une vieille chique.
Pandémie en sommeil dans une peau de génisse.
Je ne donnerais pas de lait cette année.
Je ne donnerais plus rien à personne ;
Puisque le monde, du haut de son orbite discordant
Me regarde de travers…
Paranormale parano dans un univers de dyslexie sentimentale.
Mes pistes d’atterrissage, tapis de tessons en fusion,
Et les tableaux d’affichage de mes pudeurs censurées,
Tout me chante « plus pure sera la pute ».
Et ça clignote en rouge sur rouge
Quand de l’étreinte métal-satin
Je donne la vie,
La mienne.
Celle qui s’écoule et qui ruisselle de mes veines
A mes déveines…
Jusqu’au sol à 12 euros le mètre carré.
Le carrelage en récipiendaire de mon identité biologique.
Dernier endroit où j’irais me répandre en silence.
Après toutes ces oreilles où je n’étais que bruit de fond.
Acouphène timide…
Autolyse programmée d’une souffrance muette,
Suicide annoncé à grands renforts de cris
Au fond des yeux.
De ceux qu’on entend quand les regards se baissent.
De ceux qu’on entend trop tard.
De ceux qu’on entendra plus.
Les miens
Affichage des articles dont le libellé est solitude. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est solitude. Afficher tous les articles
mardi 19 février 2008
Dur réveil en décembre
Au sortir de mes nuits paraboliques,
Ces éternités nocturnes où je suis chienne,
Où je suis reine au collier lames de rasoir ;
Je roule des mécaniques,
Je passe mes vieux réflexes à l’huile…
Extrême onction à mes envies
De normalité honteuse.
De fin de règne…
Mes attitudes psychotropes ne leurrent plus personne…
Derrière les sourires mentholés,
Je sens le vitriol qui s’impatiente…
Encore quelques croix à porter
Avant le crash,
Patience…
L’expiation est pour demain,
Le père Noël me l’a promit,
Sur son lit de mort…
Ces éternités nocturnes où je suis chienne,
Où je suis reine au collier lames de rasoir ;
Je roule des mécaniques,
Je passe mes vieux réflexes à l’huile…
Extrême onction à mes envies
De normalité honteuse.
De fin de règne…
Mes attitudes psychotropes ne leurrent plus personne…
Derrière les sourires mentholés,
Je sens le vitriol qui s’impatiente…
Encore quelques croix à porter
Avant le crash,
Patience…
L’expiation est pour demain,
Le père Noël me l’a promit,
Sur son lit de mort…
Abysses intimes
Encore un pavé dans la mare
Un coup de surin dans la mémoire.
Un mot de plus au bout de mes rides
Un geste flou qui grave l’instant.
Et je m’en retourne à mes abysses…
Je me feuillette comme une bible,
Je récite les versets de mon aura à facettes.
J’ai dû apprendre un jour à accepter…
J’ai dû savoir parler d’amour…
Connaître le goût du bonheur,
La faim de l’autre.
Toutes ces sorties de secours
Tous ces non-sens giratoires,
Toutes ces impasses en plein visage,
Je les ai empruntées
Sans intérêt…
J’voudrais avoir des alibis
A mes absences de compassion.
J’voudrais te dire qu’avec l’espoir…
Mais là, j’en manque.
Alors pardonne-moi de ne pas m’excuser
De ne plus t’aimer.
Tes rictus, tes douleurs, tes larmes rouges
Sur mon fond pâle couleur de vide.
Tout ça dégouline bruyamment,
Tout ça me lasse, hélas…
Le déjà-vu de la souffrance…
Et tu brandis la mort, l’ultime sémaphore ;
Triste naufrageur amateur…
Vu du dessus, tu te répands en coulées luisantes
De désespoir en soldes…
J’ai claquemuré mon empathie à l’âge de pierre,
C’est peine perdue pour toi que de parier sur nous.
De dos je serais un plus beau souvenir
Que la moitié vide de toi que j’étais devenue.
De loin tu verras mieux mon manque de présence.
Je te laisse à tes blessures égoïstes, à mes coups d’éclats noirs…
A cette rancœur que je t’ai apprise.
Je m’en retourne à cette plénitude silencieuse où tu n’as pas de place.
Ces profondeurs de solitude,
Ces presqu’îles de sérénité …
Ces non-attentes,
Ces non-compromis.
C’est moi.
Un coup de surin dans la mémoire.
Un mot de plus au bout de mes rides
Un geste flou qui grave l’instant.
Et je m’en retourne à mes abysses…
Je me feuillette comme une bible,
Je récite les versets de mon aura à facettes.
J’ai dû apprendre un jour à accepter…
J’ai dû savoir parler d’amour…
Connaître le goût du bonheur,
La faim de l’autre.
Toutes ces sorties de secours
Tous ces non-sens giratoires,
Toutes ces impasses en plein visage,
Je les ai empruntées
Sans intérêt…
J’voudrais avoir des alibis
A mes absences de compassion.
J’voudrais te dire qu’avec l’espoir…
Mais là, j’en manque.
Alors pardonne-moi de ne pas m’excuser
De ne plus t’aimer.
Tes rictus, tes douleurs, tes larmes rouges
Sur mon fond pâle couleur de vide.
Tout ça dégouline bruyamment,
Tout ça me lasse, hélas…
Le déjà-vu de la souffrance…
Et tu brandis la mort, l’ultime sémaphore ;
Triste naufrageur amateur…
Vu du dessus, tu te répands en coulées luisantes
De désespoir en soldes…
J’ai claquemuré mon empathie à l’âge de pierre,
C’est peine perdue pour toi que de parier sur nous.
De dos je serais un plus beau souvenir
Que la moitié vide de toi que j’étais devenue.
De loin tu verras mieux mon manque de présence.
Je te laisse à tes blessures égoïstes, à mes coups d’éclats noirs…
A cette rancœur que je t’ai apprise.
Je m’en retourne à cette plénitude silencieuse où tu n’as pas de place.
Ces profondeurs de solitude,
Ces presqu’îles de sérénité …
Ces non-attentes,
Ces non-compromis.
C’est moi.
Vitesse illimitée
Cramponnée au volant de mon corbillard blanc
Je trace les rides de ma solitude
Je creuse la tombe de mes espoirs
Toujours plus vite
Toujours en retard
Toujours en retard…
Au rendez-vous de mes files d’attentes
Je grille les feux monochromes de mes désirs,
Je coupe la route à la chance,
Je rate le pont des soupirs
Et prends la bande d’arrêt d’urgence pour un tremplin.
Pause carburant
Pour un jerrican d’humanité sans plomb.
Deux minutes trente,
Devant le guichet des hommes en blanc toujours en retard…
Blanchir mes os poreux sous les néons des officines,
Et reprendre le volant.
Celui qui tourne même à l’envers
Pour filer droit,
Droit devant.
Echapper à ce fantôme sur le trottoir,
Ce masque gris au regard ciguë
Qui m’empoisonne
Qui s’époumone
Qui me ressemble.
Pas de temps pour ça dans mon planning.
Pas de créneau introspectif
J’ai oublié les lamentations au pied du mur,
Qu’elles aillent pourrir aux objets trouvés !
Au fond de mes poches,
Au fond de mes yeux,
Plus assez de monnaie pour le péage,
Juste de la mitraille,
Espèces factices…
Pour passer à la caisse cette fois,
Je prends un crédit sur ma génération
A la banque nationale des fuyards.
Mais, merde !
Que quelqu’un me rattrape !
Que des bras m’enchaînent,
Qu’une voix couvre le bruit
De ce putain de moteur !
Mais y a pas d’âmes sous les képis,
Pas de secrets sur les panneaux,
Juste un peu de sang sur le bitume,
Et un visage dans le rétro.
Ce visage aux yeux venimeux,
Le mien, seulement le mien…
Je détourne le regard,
Première à droite.
Je trace les rides de ma solitude
Je creuse la tombe de mes espoirs
Toujours plus vite
Toujours en retard
Toujours en retard…
Au rendez-vous de mes files d’attentes
Je grille les feux monochromes de mes désirs,
Je coupe la route à la chance,
Je rate le pont des soupirs
Et prends la bande d’arrêt d’urgence pour un tremplin.
Pause carburant
Pour un jerrican d’humanité sans plomb.
Deux minutes trente,
Devant le guichet des hommes en blanc toujours en retard…
Blanchir mes os poreux sous les néons des officines,
Et reprendre le volant.
Celui qui tourne même à l’envers
Pour filer droit,
Droit devant.
Echapper à ce fantôme sur le trottoir,
Ce masque gris au regard ciguë
Qui m’empoisonne
Qui s’époumone
Qui me ressemble.
Pas de temps pour ça dans mon planning.
Pas de créneau introspectif
J’ai oublié les lamentations au pied du mur,
Qu’elles aillent pourrir aux objets trouvés !
Au fond de mes poches,
Au fond de mes yeux,
Plus assez de monnaie pour le péage,
Juste de la mitraille,
Espèces factices…
Pour passer à la caisse cette fois,
Je prends un crédit sur ma génération
A la banque nationale des fuyards.
Mais, merde !
Que quelqu’un me rattrape !
Que des bras m’enchaînent,
Qu’une voix couvre le bruit
De ce putain de moteur !
Mais y a pas d’âmes sous les képis,
Pas de secrets sur les panneaux,
Juste un peu de sang sur le bitume,
Et un visage dans le rétro.
Ce visage aux yeux venimeux,
Le mien, seulement le mien…
Je détourne le regard,
Première à droite.
Manque
Laisse tomber la neige au fond du corridor de tes narines grégaires et tu verras…
Tu comprendras peut-être…
Tu pourras lorgner les cuisses blanches de la fille à la faux,
Par la serrure de ta cellule capitonnée de coton crade…
Et si tu vois la vierge en guêpière bleue et blanche, ne rêve pas,
Elle ne fait pas crédit aux animaux de laboratoire.
Jamais.
Tellement sniffé de colle que ton sang ne coule plus aux commissures ;
Tellement appelé au secours que l’écho ne veut plus te répondre,
Fatigué, lassé, en dérangement.
Comme tout le monde…
Trop de places, de passes, de passades d’impasses…
Trop de tout,
Toujours en manque,
En manque de trop…
Tu comprendras peut-être…
Tu pourras lorgner les cuisses blanches de la fille à la faux,
Par la serrure de ta cellule capitonnée de coton crade…
Et si tu vois la vierge en guêpière bleue et blanche, ne rêve pas,
Elle ne fait pas crédit aux animaux de laboratoire.
Jamais.
Tellement sniffé de colle que ton sang ne coule plus aux commissures ;
Tellement appelé au secours que l’écho ne veut plus te répondre,
Fatigué, lassé, en dérangement.
Comme tout le monde…
Trop de places, de passes, de passades d’impasses…
Trop de tout,
Toujours en manque,
En manque de trop…
Une petite place
J’avais entrouvert mon cercueil,
Pour t’y faire une petite place…
Un coin de satin noir,
Un bout de capitons kitsch.
Assez d’espace pour ensevelir tes peines
Sous les miennes…
Mais un courant d’air s’est engouffré
Et le couvercle est retombé.
Monstrueux clap de fin [en châtaignier]
Me renvoyant vers mon nulle part.
Dans un vacarme fugace, indécent.
Vers cette nuit muette
Dont la noirceur grouille
Sans fin
Tomber
Etre une heure entre deux autres
Suspendue au fil du temps
Par deux pinces de cruauté transparentes
Aux mâchoires acides
Et me laisser ronger
Emousser
Eroder
Me laisser avaler par le passé vorace
Traversée par un présent acéré
Sans un regard
Ignorée par le futur
Ce dandy sans visage
Qui garde précieusement sa longueur d’avance
Titanesque
Démesurable
A la hauteur de ces rêves trop humains
Pour se faire tangibles
Toutes ces lunes à décrocher
Ces rubiconds à franchir
Au moment où ma peau de secondes perdues
Se détache du fil distendu
Je réalise que je n’ai rien décroché
Rien franchi
Et que finalement,
Moins dure sera la chute…
Suspendue au fil du temps
Par deux pinces de cruauté transparentes
Aux mâchoires acides
Et me laisser ronger
Emousser
Eroder
Me laisser avaler par le passé vorace
Traversée par un présent acéré
Sans un regard
Ignorée par le futur
Ce dandy sans visage
Qui garde précieusement sa longueur d’avance
Titanesque
Démesurable
A la hauteur de ces rêves trop humains
Pour se faire tangibles
Toutes ces lunes à décrocher
Ces rubiconds à franchir
Au moment où ma peau de secondes perdues
Se détache du fil distendu
Je réalise que je n’ai rien décroché
Rien franchi
Et que finalement,
Moins dure sera la chute…
Inscription à :
Articles (Atom)