Je vais prendre ton manteau…
Il fait bon chez moi entre ton entrée et mes attentes.
Tu veux un verre de séduction ?
Sans glace, bien sûr…
Des amuse-bouche avant la mienne ?
Ou juste un coussin où poser tes ondulation ?
Vas-y étends tes courbes, mets-toi à l’aise…
Laisse tomber tes escarpins…
Et laisse ton regard tango embrasser la nuit.
Fais le rôder par les détours de mon décor,
Evaluer mes largesses,
Sous la chemise.
Les lumières de la ville en arrière plan à la tienne,
Se tamisent, minables…
Tu peux laisser ton pull sur l’accoudoir…
Même si le mohair savait sublimer ton corps,
Le nylon du dessous m’en dit plus rond encore…
J’ai du mal à parler quand mes mains crient famine.
Alors tu te racontes, lascive lassée du quotidien…
Mais je n’entends que les basses,
Les pulsations sanguines.
Enlève cette pince, libère tes cheveux…
Que je termine de crever d’envie, sous leurs effluves sucrés…
J’ai détourné le regard le temps de reprendre pied et…
Deux boutons de ton corsage se sont ouverts.
Je suis assis si loin de toi tout à coup !
Un regard fauve m’invite
Et je glisse…
Tu entrouvres ces lèvres que je rêve abyssales…
Et ton souffle volcanique achève de me consumer.
Remix de langues vipérines faméliques, voraces…
Entrelacs de bras, de mains avides de chaleur.
Je prends tout ce que tu proposes,
Dans une impatience fébrile qu’un reste de lucidité tempère.
Tu m’aides à te trouver.
Enfin…
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mercredi 20 février 2008
Après moi
Quand tu m’auras quitté pour d’autres attitudes ;
Que mes regards de larmes se crèveront au pic de ton mépris ;
Quand tu seras lassé de gommer les bleus de mon ego,
Fatigué de réparer ce système dépressionnaire plein de fuites, de courants d’air !
Toujours à rechercher le point d’usure pour y coller tes rustines d’amour…
A donner des réponses aux questions qui n’en méritent pas,
A repeindre mes spleens intimes d’une énième couche de tendresse surannée.
Tu comprendras peut-être…
Peut-être…
Tu reconnaîtras le coupable au tribunal du désespoir.
Ce clown gris en robe de bure…
Ce petit soldat au cœur de plomb,
Cette poupée de papier qui te refusait ses sourires fugitifs.
Ce n’était que moi mon amour…
Pas celle que tu croyais voir à travers les brumes de la vie ;
Juste une toxico du manque aux veines comme des puits sans fonds.
Que mes regards de larmes se crèveront au pic de ton mépris ;
Quand tu seras lassé de gommer les bleus de mon ego,
Fatigué de réparer ce système dépressionnaire plein de fuites, de courants d’air !
Toujours à rechercher le point d’usure pour y coller tes rustines d’amour…
A donner des réponses aux questions qui n’en méritent pas,
A repeindre mes spleens intimes d’une énième couche de tendresse surannée.
Tu comprendras peut-être…
Peut-être…
Tu reconnaîtras le coupable au tribunal du désespoir.
Ce clown gris en robe de bure…
Ce petit soldat au cœur de plomb,
Cette poupée de papier qui te refusait ses sourires fugitifs.
Ce n’était que moi mon amour…
Pas celle que tu croyais voir à travers les brumes de la vie ;
Juste une toxico du manque aux veines comme des puits sans fonds.
Toucher le serpent
Si j’avais envie de te toucher
A l’endroit même où tout se cache…
En ces instants où, fatigué,
Ton esprit de ton corps se détache…
La pointe rose de ma langue,
Comme une fraise incandescente,
Irait chercher ton âme exsangue
Dans les méandres de l’attente…
Aux rythmes latins de mes hanches,
J’hypnotiserais le serpent,
Vipère aux anneaux étanches
Cobra au venin grisant.
Pour n’être enfin que pulsation,
Et respiration profonde…
Pour me fondre dans ton abandon,
Et y gémir des phrases rondes…
Pour m’immiscer dans ton sanctuaire,
Et prendre place parmi les anges
Qui habitent ton univers,
Et aux souvenirs se mélangent…
Et si enfin, au point du jour,
Ne demeurait qu’un feu éteint,
Je pourrais danser tout autour
Des flammes d’or au creux des reins…
A l’endroit même où tout se cache…
En ces instants où, fatigué,
Ton esprit de ton corps se détache…
La pointe rose de ma langue,
Comme une fraise incandescente,
Irait chercher ton âme exsangue
Dans les méandres de l’attente…
Aux rythmes latins de mes hanches,
J’hypnotiserais le serpent,
Vipère aux anneaux étanches
Cobra au venin grisant.
Pour n’être enfin que pulsation,
Et respiration profonde…
Pour me fondre dans ton abandon,
Et y gémir des phrases rondes…
Pour m’immiscer dans ton sanctuaire,
Et prendre place parmi les anges
Qui habitent ton univers,
Et aux souvenirs se mélangent…
Et si enfin, au point du jour,
Ne demeurait qu’un feu éteint,
Je pourrais danser tout autour
Des flammes d’or au creux des reins…
Au secours
Prends-moi la main,
Soulève-moi de ce monde d’éternités calculées…
Arrache-moi à ces espaces frappés d’alignement,
A ces cercles concentriques,
Ces concentrés de solitude en bouteilles recyclables.
Ces mégabits d’êtres humains aux bras vides…
Eclaire les corridors de ma raison aux mille courants d’air ;
Tranche les entraves à mes envies,
Tranche mes vaines attentes terrestres
En milliards d’instants extatiques et silencieux…
Fais taire les cris,
Giclées acides qui rongent les rêves et soudent les chaînes…
Libère-moi de moi !
Soulève-moi de ce monde d’éternités calculées…
Arrache-moi à ces espaces frappés d’alignement,
A ces cercles concentriques,
Ces concentrés de solitude en bouteilles recyclables.
Ces mégabits d’êtres humains aux bras vides…
Eclaire les corridors de ma raison aux mille courants d’air ;
Tranche les entraves à mes envies,
Tranche mes vaines attentes terrestres
En milliards d’instants extatiques et silencieux…
Fais taire les cris,
Giclées acides qui rongent les rêves et soudent les chaînes…
Libère-moi de moi !
Indecent colours
Accroche cette peau que tu dis morte
Aux bas résille que je porte…
Pose tes couleurs aux pieds du lit
Je ne veux que tes angles alanguis…
Pour colorer du bout des lèvres
Ces longs prémices aux sombres fièvres.
Du bord des cils je te peindrais
En teintes bleues et mordorées…
Et pour bâillonner tes regrets,
Du creux des reins, te regarder…
De clairvoyance en plaidoyers,
Du fond des yeux t’inoculer
La faim antique et dévorante
Pyromane fauve, hurlante…
Chaleur intense de la matrice
En vagues rouges, en vagues lisses,
Qui font onduler mes postures.
Je guette alors la contracture,
Le signe fixe, rubigineux
Du delirium libidineux…
Aux bas résille que je porte…
Pose tes couleurs aux pieds du lit
Je ne veux que tes angles alanguis…
Pour colorer du bout des lèvres
Ces longs prémices aux sombres fièvres.
Du bord des cils je te peindrais
En teintes bleues et mordorées…
Et pour bâillonner tes regrets,
Du creux des reins, te regarder…
De clairvoyance en plaidoyers,
Du fond des yeux t’inoculer
La faim antique et dévorante
Pyromane fauve, hurlante…
Chaleur intense de la matrice
En vagues rouges, en vagues lisses,
Qui font onduler mes postures.
Je guette alors la contracture,
Le signe fixe, rubigineux
Du delirium libidineux…
mardi 19 février 2008
Compte de faits
Vision périphérique réduite au minimum vital,
Je dessine mes nouvelles priorités à la craie
Sur ton front.
Ouvre les yeux, tombe le masque,
Car je suis prête,
Toutes portes ouvertes.
C’est aujourd’hui ton jour de chance,
Bonheur gratuit,
Payé d’avance.
Je brade mon cœur,
Solde mon cul,
Au premier cheval,
Bon ou mauvais mais à tout prendre
-Ou tout donner- autant qu’il soit à bascule !
Penché vers le paradis des rodéos sans douleurs…
Si possible…
Mais finalement, un radiateur ferait l’affaire…
Pièce de fonte solide et chaude,
Où réchauffer ma coquille vide,
Où ramollir ma solitude siliconée
Et y oublier mes hivers d’enfance…
Tu verses des arrhes au comptoir des espérances,
En espérant combler le découvert de ma tendresse…
Un conte de fée à crédit sans intérêts commence, ce jour.
Je dessine mes nouvelles priorités à la craie
Sur ton front.
Ouvre les yeux, tombe le masque,
Car je suis prête,
Toutes portes ouvertes.
C’est aujourd’hui ton jour de chance,
Bonheur gratuit,
Payé d’avance.
Je brade mon cœur,
Solde mon cul,
Au premier cheval,
Bon ou mauvais mais à tout prendre
-Ou tout donner- autant qu’il soit à bascule !
Penché vers le paradis des rodéos sans douleurs…
Si possible…
Mais finalement, un radiateur ferait l’affaire…
Pièce de fonte solide et chaude,
Où réchauffer ma coquille vide,
Où ramollir ma solitude siliconée
Et y oublier mes hivers d’enfance…
Tu verses des arrhes au comptoir des espérances,
En espérant combler le découvert de ma tendresse…
Un conte de fée à crédit sans intérêts commence, ce jour.
Black out
Tu joues avec mes nerfs
Comme toi seul sais le faire
Tu chauffes à 10 000 watts
Tu crépites, tu éclates
Et moi, éteinte dans la coursive
Je continue, alternative
A planter mes doigts dans tes prises
A attendre que tu m’électrises
Mon cœur clignote
Et c’est Noël
Pour la loupiote
L’étincelle
Tes sentiments climatisés,
Un jour brûlants, un jour gelés
Ont remisés mon cœur au four
Vidés mes batteries de secours
Je mets sur « off » notre machine
Je coupe le jus, j’extermine
La chose qui grandit entre nous
Ce drôle d’outil qui nous rend fous
Ce courant-là qui vient, qui passe
Qui nous allume, qui nous terrasse
Mes fusibles argentés s’en vont cramer lascifs
Mes pupilles dilatées se crèvent sur tes récifs
Appareil inutile
Maîtresse malhabile
J’arrête, coupe les fils
J’suis morte, change les piles
Comme toi seul sais le faire
Tu chauffes à 10 000 watts
Tu crépites, tu éclates
Et moi, éteinte dans la coursive
Je continue, alternative
A planter mes doigts dans tes prises
A attendre que tu m’électrises
Mon cœur clignote
Et c’est Noël
Pour la loupiote
L’étincelle
Tes sentiments climatisés,
Un jour brûlants, un jour gelés
Ont remisés mon cœur au four
Vidés mes batteries de secours
Je mets sur « off » notre machine
Je coupe le jus, j’extermine
La chose qui grandit entre nous
Ce drôle d’outil qui nous rend fous
Ce courant-là qui vient, qui passe
Qui nous allume, qui nous terrasse
Mes fusibles argentés s’en vont cramer lascifs
Mes pupilles dilatées se crèvent sur tes récifs
Appareil inutile
Maîtresse malhabile
J’arrête, coupe les fils
J’suis morte, change les piles
Libellés :
couple,
électricité,
rupture
Calligraphies Lunaires
J’ai le corps à l’envers…
Et toi, fourbu d’amour,
Tu t’enfonces dans les profondeurs du lit ;
Drapé de nuit, tu t’évapores…
Le sommeil en cavale dans tes veines alanguies.
Un arrière-goût de fièvre éteinte,
Une perle de nacre égarée,
Qui brille…
Calligraphie lunaire…
L’odeur de ta peau comme un paraphe,
En marge à mes pulsions premières…
Je t’offrirai, du bout du souffle,
Les désaveux que tu espères.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes passions incendiaires…
Et recevoir tout mon amour par retour de baisers…
Et toi, fourbu d’amour,
Tu t’enfonces dans les profondeurs du lit ;
Drapé de nuit, tu t’évapores…
Le sommeil en cavale dans tes veines alanguies.
Un arrière-goût de fièvre éteinte,
Une perle de nacre égarée,
Qui brille…
Calligraphie lunaire…
L’odeur de ta peau comme un paraphe,
En marge à mes pulsions premières…
Je t’offrirai, du bout du souffle,
Les désaveux que tu espères.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes passions incendiaires…
Et recevoir tout mon amour par retour de baisers…
Aussi bête que moi
Opération sabotage aux abords de ta prestance.
Cible verrouillée,
Tous signaux hormonaux dehors,
L’heure H du point G a sonné,
Aux armes !
Tous les coups sont permis
Ici.
Bien que ceux que j’encaisse le mieux
Viennent de ton bassin
Jusqu’au fond du mien,
Je ne suis pas impressionnée.
Pas inquiète pour deux sous
D’un trop plein de jugeotte.
J’ai raboté mes illusions depuis un bail,
Même si j’ai loyers de retard, j’habite toujours mes espérances…
On ne s’exproprie pas chez les schizophrènes du quotidien,
C’est une question de principe !
Si tu n’arrives pas à me suivre ne t’en fais pas,
Je vais décrypter les messages au fur et à démesure !
Je suis polyglotte en émotions, sensations et autres langages corporels.
Alors keep cool honey,
On finira bien par se comprendre…
En attendant le chorus des diapasons cardiaques,
Deux ou trois doigts d’obscénité
Dans mon verre maladivement solitaire,
Ça fera des vacances à ma crédibilité passagère…
Donc, assis, debout, couché,
Chéri… Comme tu voudras,
Mais vite !
Avant que la femelle ne s’en retourne vers mes profondeurs humaines ;
Strates tristes de convenances civilisées…
Je te vends ma peau de bête au prix du délire
Essentiel…
Et plus que nue,
Toute grande ouverte,
Naïvement béante,
Du cœur au trognon,
Il ne me reste plus qu’à t’espérer
Aussi bête que moi…
Cible verrouillée,
Tous signaux hormonaux dehors,
L’heure H du point G a sonné,
Aux armes !
Tous les coups sont permis
Ici.
Bien que ceux que j’encaisse le mieux
Viennent de ton bassin
Jusqu’au fond du mien,
Je ne suis pas impressionnée.
Pas inquiète pour deux sous
D’un trop plein de jugeotte.
J’ai raboté mes illusions depuis un bail,
Même si j’ai loyers de retard, j’habite toujours mes espérances…
On ne s’exproprie pas chez les schizophrènes du quotidien,
C’est une question de principe !
Si tu n’arrives pas à me suivre ne t’en fais pas,
Je vais décrypter les messages au fur et à démesure !
Je suis polyglotte en émotions, sensations et autres langages corporels.
Alors keep cool honey,
On finira bien par se comprendre…
En attendant le chorus des diapasons cardiaques,
Deux ou trois doigts d’obscénité
Dans mon verre maladivement solitaire,
Ça fera des vacances à ma crédibilité passagère…
Donc, assis, debout, couché,
Chéri… Comme tu voudras,
Mais vite !
Avant que la femelle ne s’en retourne vers mes profondeurs humaines ;
Strates tristes de convenances civilisées…
Je te vends ma peau de bête au prix du délire
Essentiel…
Et plus que nue,
Toute grande ouverte,
Naïvement béante,
Du cœur au trognon,
Il ne me reste plus qu’à t’espérer
Aussi bête que moi…
Tout va bien
Se passer le cœur à la pierre ponce
Pour en sniffer les résidus abscons.
C’est un jeu dangereux,
Le bonheur binaire.
On devient accro,
On devient aveugle,
On devient con,
Et contractuel.
A ramasser ses états d’urgence sur un matelas en solde.
A regarder passer l’émotion entre les mains d’un pianiste de bar.
A ne jamais la reconnaître quand on la croise, entre les jambes…
A attendre que la glace fonde au soleil des regards,
Au fond du verre à moitié plein de rêves,
A moitié plein de vide…
Et se dire que, finalement, l’instinct vaincra.
Que l’animal mécanique a un filtre en fond de cuve,
Et que ce qui résonne dans la carlingue,
L’écho occipital,
Sonne faux,
Se trompe,
Obligatoirement.
Puisqu’au dehors, tout va bien…
Forcément puisqu’on est deux.
Forcément…
Pour en sniffer les résidus abscons.
C’est un jeu dangereux,
Le bonheur binaire.
On devient accro,
On devient aveugle,
On devient con,
Et contractuel.
A ramasser ses états d’urgence sur un matelas en solde.
A regarder passer l’émotion entre les mains d’un pianiste de bar.
A ne jamais la reconnaître quand on la croise, entre les jambes…
A attendre que la glace fonde au soleil des regards,
Au fond du verre à moitié plein de rêves,
A moitié plein de vide…
Et se dire que, finalement, l’instinct vaincra.
Que l’animal mécanique a un filtre en fond de cuve,
Et que ce qui résonne dans la carlingue,
L’écho occipital,
Sonne faux,
Se trompe,
Obligatoirement.
Puisqu’au dehors, tout va bien…
Forcément puisqu’on est deux.
Forcément…
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