« Je n’écris pas pour être publiée, non !
Et je n’ai aucun talent, je le sais.
Une page écrite pour s’épancher…
Deux ou trois lignes pour s’oublier…
Et se réinventer une vie de chimères.
Mixer les bruits et la musique du quotidien,
Oublier qu’une âme sans aléas n’est rien.
Triturer ses névroses pour en extraire le jus ;
Sirop d’errance mentale, contrepoison des jours…
Je renie l’ambition qui m’a créée
En me drapant d’humilité.
Ultime effort de mes espoirs
Désespérants…
Etre ce personnage comblé d’orgueil
Gavé d’aventures, insensible aux ruptures
Obligatoires… »
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mercredi 20 février 2008
Arrêt au pore
Je voulais écrire de la poésie,
Mettre ma vie en musique sans en entonner l’air.
Alors j’ai écouté, j’ai regardé et bien retenu les leçons données par mes pairs…
Alexandrin doit avoir douze pieds pour marcher droit et fier ?
Alors j’ai compté et j’en ai fait des pieds et des mains,
Parfois heureuses, souvent foireuses ;
Le poker véreux des vers heureux voyait mon jeu à chaque tour…
Mais je remettais le couvert,
Grattant le papier entre deux verres,
Mouillant la chemise, la veste et ses revers ;
Courant de Naples à Vancouver,
Certains me susurrant : »Va ! Persévère ! »,
D’autres me reluquant de travers.
Les puristes en soutanes sévères,
Me fustigeaient à mots couverts.
Je me noyais au fond des verres
Des cabarets en mal d’hivers…
J’ai donc arrêté de courir après la divine poésie.
Car je n’avais pu concilier métrique et dyscalculie.
Aussi je laisse les mots courir au long des secondes de ma vie ;
En vrac, parfois, en prose libre ou en sanscrit…
Je suis un radeau gris médusé dans le brouillard ;
Je ne peux que rejoindre le pore qui suinte sa liberté sur le derme tourmenté d’un océan de règles…
Les ports ne m’intéressent pas, ils sentent le poisson mort ;
Et je préfère le poison qui tue les vivants.
Ecrire
L’écriture est vampirique.
C’est un besoin viscéral, une addiction perverse.
Les yeux douloureux de ne pas voir les maux écrits ;
Les mains crispées de ne pas tenir les rennes de l’imaginaire.
La nuque raidie au dessus du blanc avide de la page.
L’esprit créatif, vorace, qui hurle aux tréfonds du vide…
Faire quelque chose de tout ça,
Peindre une litanie de mots en deuil,
Obscurcir les lumières fades du quotidien
Toujours un peu plus.
Trier ses tripes sur la feuille,
Ecarter l’anodin ou l’assaisonner de génie en poudre ;
Jeter les sentiments calcinés par-dessus l’autre bord.
Et recommencer,
Encore,
Tous les jours quelque chose à dire,
A écrire…
Quelque chose à imaginer,
A analyser,
A découper,
A taillader…
Et le servir froid, revu et réanimé.
Trop de chaleur tuerait le style.
Le compagnon de misère du fond et de la forme ;
Il faut apprendre à le préserver, l’honorer,
Ce fantôme muet, cet ange gardien attendu.
L’inspiration en panne,
On peut toujours tricher un peu…
C’est beau la forêt,
C’est nul la guerre, le racisme…
Allo le style ? La forme est chez toi ?
Rappliquez dare-dare, il faut que j’écrive un truc !
Vite !
J’ai mal !
Il faut que ça sorte !
Le stylo au fond de la gorge
Penchée au-dessus de la page,
Une ultime douleur, dernier spasme mêlé de sang…
La pieuvre qui dort en mon crâne crache son encre.
Et je peux la lire.
C’est moi ce vide noir qui grouille sur la page.
C’est moi…
Ce n’est que moi.
C’est un besoin viscéral, une addiction perverse.
Les yeux douloureux de ne pas voir les maux écrits ;
Les mains crispées de ne pas tenir les rennes de l’imaginaire.
La nuque raidie au dessus du blanc avide de la page.
L’esprit créatif, vorace, qui hurle aux tréfonds du vide…
Faire quelque chose de tout ça,
Peindre une litanie de mots en deuil,
Obscurcir les lumières fades du quotidien
Toujours un peu plus.
Trier ses tripes sur la feuille,
Ecarter l’anodin ou l’assaisonner de génie en poudre ;
Jeter les sentiments calcinés par-dessus l’autre bord.
Et recommencer,
Encore,
Tous les jours quelque chose à dire,
A écrire…
Quelque chose à imaginer,
A analyser,
A découper,
A taillader…
Et le servir froid, revu et réanimé.
Trop de chaleur tuerait le style.
Le compagnon de misère du fond et de la forme ;
Il faut apprendre à le préserver, l’honorer,
Ce fantôme muet, cet ange gardien attendu.
L’inspiration en panne,
On peut toujours tricher un peu…
C’est beau la forêt,
C’est nul la guerre, le racisme…
Allo le style ? La forme est chez toi ?
Rappliquez dare-dare, il faut que j’écrive un truc !
Vite !
J’ai mal !
Il faut que ça sorte !
Le stylo au fond de la gorge
Penchée au-dessus de la page,
Une ultime douleur, dernier spasme mêlé de sang…
La pieuvre qui dort en mon crâne crache son encre.
Et je peux la lire.
C’est moi ce vide noir qui grouille sur la page.
C’est moi…
Ce n’est que moi.
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mardi 19 février 2008
Le recueil embryonnaire
J'ouvre ce blog aujourd'hui pour y déposer mes textes et autres créations à vocation littéraire. Je le garderai de tout billets d'humeur, de toute réflexions inutiles. Il sera le recueil qui reste au stade embryonnaire depuis des années dans ma tête.
Bien à vous.
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